mercredi 22 août 2012

Plantation de palétuviers à Sandicoly

Fin juillet, une grande opération de plantation de palétuviers a été organisée en partenariat avec les villageois de Sandicoly, l'association Nébéday et de jeunes français de l'organisme de voyage "sans frontières".




La mangrove est l'un des écosystème les plus riches de la planète, mais aussi l'un des plus fragiles. A l'interface entre le milieu marin et le milieu continental, la mangrove est une barrière végétale naturelle impénétrable pour les grands prédateurs. Elle offre donc un abri aux poissons et crustacés qui viennent s'y reproduire en grand nombre. Alevins et juvéniles grandissent en toute tranquillité entre les racines de palétuvier. Il a été étudié dans le Saloum que la mangrove offre un refuge à 127 espèces de poissons dont les trois quart viennent pour se reproduire. La mangrove assure ainsi le renouvellement des poissons et des crevettes qui, à l'âge adulte, rejoindront la pleine mer.

Les villageois de Sandicoly, accompagnés de jeunes français, sont allés récolter auparavant des propagules, les organes de propagation et de reproduction des palétuviers, et ont accédé en pirogue à une zone favorable à la réussite du reboisement.

C'est ainsi 3225 propagules qui ont été plantés dans la journée et qui donneront, en grandissant, de beaux palétuviers. Ces palétuviers permettront de reconstituer un écosystème de mangrove très intéressant en terme de biodiversité.

Les mangroves du Sénégal sont des zones humides vitales et dont dépend la migration des oiseaux. En particulier celles du delta du Sine Saloum, delta déjà inscrit en réserve de la biosphère et protégée par un parc national, delta qui est le troisième site côtier d'importance ornithologique de l'Afrique de l'ouest, après le banc d'Arguin en Mauritanie et l'archipel des Bijagos en Guinée Bissau.


 Extrait d'un interview de Jean Goepp, directeur de Nebeday, réalisé par la fondation Insolites Bâtisseurs :
La mangrove offre aux populations des ressources essentielles, comme le poisson, unique source de protéine animale pour les sénégalais : sur notre littoral, elle abrite près de 130 espèces de poisson. Elle freine la remontée du sel et protège les zones de rizière des eaux salées de l'océan. Au Sénégal, l'alimentation de base, la plat national, c'est le thiep bou dien, à base de riz et de poisson. Sans mangrove, plus de poissons, plus de rizières !
On sait aujourd'hui qu'il faut stocker le carbone pour limiter le réchauffement climatique. La mangrove est un écosystème exceptionnel en termes de quantité de carbone stocké. Et le palétuvier à l'immense qualité de stocker le carbone dans une forêt qui ne brûle jamais, une forêt de zone humide. Le premier ravageur de nos forêts, c'est le feu : chaque année, il y a entre 1500 et 2000 feux de brousse au Sénégal.
Quand on stocke du carbone dans une forêt continentale, et que cette forêt est prise par le feu, tout le carbone repart dans l'atmosphère : l'action de plantation est nulle, le bilan carbone est nul ! En restaurant la mangrove, on a la garantie de reboiser une forêt qui ne brûlera pas.
Restaurer l'écosystème de mangrove au Sénégal, c'est, à l'échelle locale, régénérer les ressources naturelles, permettre aux sénégalais d'assurer une autosuffisance alimentaire, et, à l'échelle mondiale, lutter contre le réchauffement climatique.

vendredi 17 août 2012

Création des Amis de Nébéday

Cet été s'est créée une association française, Les Amis de Nébéday, association basée à Paris et parue au J.O. du 28 juillet 2012, qui a pour but d'appuyer et d'accompagner l'association sénégalaise Nébéday.

Plus précisément, Les Amis de Nébéday apportent un soutien technique, humain, matériel et financier pour permettre et favoriser la réalisation des activités déployées localement par Nébéday.


Les démarches sont en cours pour valider l'intérêt général de l'association et donc la possibilité de déduire une partie des dons.

C'est important d'avoir des amis !

vendredi 27 juillet 2012

Journée Internationale Aliniha

La Journée Internationale Aliniha a rassemblée au Sénégal le 25 juillet 200 femmes de Kotiari et Tambacounda, cela malgré le début du Ramadan.

Cent femmes de Kotiary et cent femmes des deux Associations Aliniha Autogérées de Tambacounda ont pris part à cette manifestation en plantant près de 200 arbres dans la case Aliniha.

Un événement relayé sur Tambacounda.info.

jeudi 19 juillet 2012

Perimètre agroforestier à Tambacounda


Dans le cadre d’Aliniha International, Nébeday s’est engagée à fournir un nouvel outil conciliant gestion de l’environnement et production aux Associations Aliniha Autogérées (AAA).

Cet outil, appelé périmètre agroforestier, se doit d’être économiquement, écologiquement et socialement viable, ainsi qu’être adaptable aux trois pays concernés par Aliniha :
  • Mali
  • Burkina-Faso
  • Sénégal
La femme donne la vie, le crédit donne les moyens, l'arbre donne l'espoir, ensemble ils bâtiront l'avenir.

Le principe est de clôturer un terrain d’une dizaine d’hectares et de le diviser en deux :
  • Une moitié de la surface sera mise en Régénération Naturelle Assistée (RNA),
  • L’autre moitié sera partagée entre verger, maraîchage et pépinière. Ces deux derniers éléments seront pensés pour pouvoir y mêler des ligneux ayant un intérêt économique.
Jean Goepp et l'Association des femmes Aliniha Autogérée dénommée Kheramakono de Kothiary

Actuellement, une parcelle test est en cours d’aménagement autour de la nouvelle case Alinhia de Kothiary, dans la région de Tambacounda. Les outils nécessaires à la mise en place de ces périmètres à une plus grande échelle sont en cours de création, en concertation avec les femmes de l’Association Aliniha Autogérées Kheramakono.

A terme, ces périmètres permettront aux femmes concernées d’acquérir une certaine auto-suffisance alimentaire et de dégager des revenus supplémentaires par la vente des produits issus du maraîchage, du bois, des fruits et autres produits forestiers non-ligneux (PFNL).

lundi 16 juillet 2012

La Libre Belgique parle de Nébéday

Un article de Séverine Dieudonné du 16/7 sur le site internet de La Libre Belgique présente Nébéday et ses actions dont l'initiative Plante la Vie.

"...Jean Goepp et son association Nébéday ont choisi de miser sur deux alliés de poids. Un allié pour le présent - la femme - et un allié pour le futur - l’enfant."

"Le souffle d’une vie simple mais meilleure et confortable."

mardi 10 juillet 2012

Des baobabs en pépinières


Nébéday a, pour l’hivernage 2012, le projet de mettre en place des pépinières de baobabs autour de la forêt classée de Sangako. En effet, les paysages sénégalais qui étaient autrefois peuplés de magnifiques baobabs feuillus, présentent dorénavant de plus en plus de malheureux baobabs ébranchés ne possédant plus que quelques touffes de feuilles par-ci, par-là.

Ces tristes feuillages sont dus à la mauvaise gestion de la récolte des feuilles de baobab : les villageois coupent des branches entières de baobab pour obtenir le lalo (une poudre de feuilles séchées que les sénégalais utilisent beaucoup dans leur couscous) mais surtout pour nourrir le bétail. Ainsi, d’année en année, les baobabs s’affaiblissent, ne donnant plus de feuilles ni de fruits.

Cette mauvaise gestion est désastreuse quand on connaît l’importance du baobab au Sénégal. C’est pourquoi, Nébéday, en collaboration avec les groupements féminins des villages de Sandicoly, Toubacouta, Sadio Salla et Keur Aliou Gueye a eu l'idée de créer des pépinières de baobabs pour reboiser les zones sinistrées et développer le maraîchage pour la culture des feuilles.

Les pépinières permettent à long terme de renouveler le parc de baobab dont la régénération naturelle est fortement contrariée par les feux de brousse et la divagation du bétail.

Le maraîchage permettra d’obtenir en grande quantité des feuilles nouvelles pour la fabrication du lalo et l'alimentation du bétail.

Le bénéfice de ce projet sera double :
  • bénéfice environnemental : en replantant des arbres, on améliore la biodiversité de la région du Sine-Saloum,
  • bénéfice économique : en fabricant elle-même leur lalo, les femmes ne sont plus dépendantes des marchés extérieures et peuvent en consommer  toute l’année à moindre frais.
Si ce projet fonctionne avec ces quatre villages, Nébéday proposera aux 10 autres villages situés autour de la forêt classée de Sangako de le mettre en place.

Baobab en pleine forme

Baobab ayant subi un élagage excessif

Crédit photo : inecoba

jeudi 21 juin 2012

Nebeday sur africaturnsgreen.org

Le site Africa Turns Green, une initiative visant à présenter les efforts des entrepreneurs africains en matière de sauvegarde des écosystèmes du continent, parle de Nébéday en général et de l'initiative Aliniha en particulier.

Le projet Africa Turns Green vise à lancer une campagne de reportages sur des acteurs oubliés de la sauvegarde du climat et de l’environnement sur le continent africain. Dans le cadre de cette campagne, le site revient sur le parcours réalisé par des entrepreneurs qui, localement, développent des projets fondamentalement innovants et porteurs d’espoir.


Untitled from AfricaTurnsGreen on Vimeo.